LA GASTRONOMIE POLONAISE

Histoire et régions

La cuisine polonaise c’est avant tout un mélange de plusieurs cultures. En effet, sur ces terres vivaient Juifs, Lituaniens, Ukrainiens et Tatars. Ces influences vont se retrouver dans les assiettes même des années plus tard. A chaque région du pays sa spécialité.

La Pologne regorge de paysages naturels où les agriculteurs cultivent des produits du terroir. Tout d’abord grâce à la mer Baltique, aux nombreux lacs et rivières où l’on trouve une multitude de poissons qui composent la majeure partie des plats polonais. Les montagnes et les plaines rendent possible la culture d’une multitude de céréales, légumes, fruits, etc.

Les plats à ne pas manquer…

  • Pierogi : ce sont des boulettes garnies, enveloppées de la pâte sans levain. Cela ressemblent à des sortes de ravioles. La garniture peut-être salée ou sucrée et cuite dans de l’eau bouillante.
  • Zurek : la soupe à la farine de seigle ! Les polonais consomment de la soupe quasiment à chaque repas. C’est pourquoi il existe plus de 300 variétés de soupes différentes comme le barszcz (soupe de betteraves rouges) ou la zupa grzybowa (soupe aux champignons des bois).
  • Harengs aux oignons : grâce aux nombreux lacs et à la mer Baltique, les Polonais ont fait du poisson l’un des aliments phares de leur régime alimentaire. Les harengs par exemple, que l’on pêche dans les eaux froides, se retrouvera dans plusieurs recettes dont la technique de cuisson peut différer d’une région à l’autre.
  • Le bigos : mélange de chou, viandes, charcuteries, lard, champignons… Le bigos est considéré comme le plat national polonais et généralement servi le lendemain de Noël.
  • Chabowy : une variété d’escalope de porc enrobée de panure.
  • Gołąbki : il s’agit de la version polonaise du chou farci.
  • Ogórki : les fameux cornichons polonais marinés selon une méthode traditionnelle polonaise, à la sauce aigre-douce. Ces cornichons impressionnent par leur taille et accompagnent à merveille une vodka blanche bien sèche.
  • À la carte du petit-déj !

    Les polonais prennent un premier petit-déjeuner complet et résistant aux alentours 8h30. Ce dernier est composé de jus de fruits, d’un thé ou d’un café, de charcuteries, de fromages, d’omelette, de tomates, radis, concombres, de la viande, des oeufs et du pain. À 11h c’est l’heure du deuxième petit-déjeuner composé de pain et d’une tranche de kiełbasa (saucisse). C’est un encas qui doit pouvoir se manger en toutes circonstances, il doit donc être facilement transportable : œufs durs, ou petites kabanosy (saucisses sèches) et sandwichs. Il existe en Pologne, une variété de fromage de brebis fumé appelée oscypek qui rend les sandwichs exceptionnels.

    L’alcool dans la pâtisserie

    Avez-vous déjà entendu parler de la Babka, cette pâtisserie surprenante? Il s’agit d’une brioche traditionnelle présente dans les pays de l’Est, principalement en Pologne. Son origine remonte au XVIIème siècle. Très souvent consommée à Pâques, la plus grande fête Chrétienne, elle habillait les magnifiques tables garnies de nourriture bénie. La préparation d’une Babka prend des heures, voir des jours pour assurer un pétrissage soigneux et délicat. Il fallait ensuite laisser le temps à la pâte de se lever : on commence la préparation le vendredi Saint (vendredi précédant Pâques). Il était même interdit aux hommes d’entrer dans la maison lorsque la pâte était en train de lever car cela ferait tomber la Babka par terre.

    D’après certains, le roi de Pologne, Stanisław Leszczyński aurait surnommé cette pâtisserie « Baba de Pâques » en référence à Ali Baba du « conte de 1000 et une nuits » avec son turban similaire à la forme du gâteau. Il existe une autre hypothèse concernant la Babka, son nom viendrait des formes troussées des jupes des grands-mères polonaises. Pour en revenir au roi de Pologne, c’est d’ailleurs lui qui amena cette fameuse pâtisserie en France. La trouvant un peu sèche il l’arrosait de vin de Malaga. Nicolas Stohrer, un de ses pâtissiers, sera envoyé à Paris auprès du roi Louis XV. Il va décider de remplacer le vin de Malaga par du rhum. Ainsi est née le fameux « baba au rhum ».

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